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⚡ Nouveau calcul du DPE : ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2026 pour les logements chauffés à l’électricité

  • il y a 11 minutes
  • 3 min de lecture

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, une évolution majeure entre en vigueur dans le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).Le coefficient utilisé pour convertir l’électricité en énergie primaire sera abaissé de 2,3 à 1,9.


Ce changement, décidé par les pouvoirs publics, va améliorer automatiquement l’étiquette énergétique de nombreux logements chauffés à l'électricité. Voici ce qu’il faut savoir.


🔍 1. D’où vient ce changement du coefficient DPE ?


Le DPE classe chaque logement sur deux critères :

  • la consommation d’énergie primaire,

  • les émissions de gaz à effet de serre.

Depuis 2021, ce diagnostic repose sur un calcul standardisé tenant compte du type d’énergie utilisée. Jusqu’ici, l’électricité était défavorisée par un coefficient de conversion fixé à 2,3, ce qui augmentait artificiellement la consommation d’énergie primaire affichée dans le DPE.


➡️ À partir de 2026, ce coefficient passe à 1,9, pour mieux refléter l’évolution du mix électrique français, de plus en plus décarboné.


🔄 2. Quelle conséquence pour les logements chauffés à l’électricité ?


Cette modification a un impact direct sur l’étiquette DPE.En effet, un coefficient plus faible signifie que la consommation d’énergie primaire baisse automatiquement, sans que le ménage ne change quoi que ce soit à son mode de chauffage.


👉 Concrètement :

  • De nombreux logements chauffés à l’électricité vont gagner une classe énergétique.

  • Certains logements étiquetés F ou G au DPE (donc “passoires énergétiques”) pourraient remonter en E.

  • D’autres logements actuellement classés E pourront passer en D.

Cette évolution pourrait concerner plusieurs centaines de milliers de biens en France.


🏡 3. Quels logements sont concernés ?


Ce changement s’applique à tous les logements utilisant l’électricité comme énergie principale de chauffage, notamment :

  • chauffages électriques traditionnels,

  • panneaux rayonnants,

  • convecteurs,

  • radiateurs à inertie,

  • pompes à chaleur air/air ou air/eau,

  • planchers chauffants électriques,

  • chauffe-eaux électriques (via l’impact global sur le calcul du DPE).


➡️ Si votre logement est déjà performant, l’amélioration sera parfois faible.➡️ En revanche, pour les biens qui se situaient juste en dessous d’un seuil, ce changement peut faire une vraie différence lors d’une vente ou d’une location.


📉 4. Impact sur la réglementation des “passoires énergétiques”


Depuis 2023, la loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des logements les plus énergivores.


Avec le nouveau calcul :

  • certains logements G pourraient passer en F,

  • certains logements F pourraient passer en E,

  • et ainsi redevenir louables sans travaux.


⚠️ Attention :Ce changement ne dispense pas d’améliorer les logements réellement énergivores.Il ajuste simplement un paramètre de calcul pour que l’étiquette reflète mieux la réalité énergétique française.


📅 5. Faut-il refaire son DPE en 2026 ?


Non.

Les DPE réalisés avant le 1ᵉʳ janvier 2026 ne seront pas automatiquement reclassés.

Le propriétaire devra demander la réévaluation de son étiquette sur le site officiel de l’ADEME pour bénéficier de l'amélioration potentielle.


➡️ Pour les logements chauffés au gaz, au fioul ou au bois : aucun changement.


🧭 6. Quel impact sur le marché immobilier ?


Ce nouveau coefficient pourrait avoir plusieurs conséquences positives :

  • amélioration de la valeur patrimoniale des logements électriques,

  • diminution du nombre de passoires énergétiques à rénover d’urgence,

  • plus grande équité entre les sources d’énergie,

  • relance de certaines ventes jusqu’ici bloquées par une mauvaise étiquette.


Les professionnels de l’immobilier, notaires et diagnostiqueurs s’attendent déjà à une hausse des demandes de DPE en début d’année 2026.


 
 
 

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